Gazette n°350 vendredi 24 juin 2022 sponsorisée par une peluche “Écrits d’amour et du désir” est un autre type de recueil... plus destiné à un public majeur et... consentant. Question imagination, la sexualité est un des domaines où celle-ci fait toute la différence entre la routine et l’aventure. C’est un peu ce qu’il s’est passé... L’AMANT SURPRENANT Il y a une semaine déjà que la chose s’est produite. C’était lundi 13... le matin. Je me suis réveillé avec un drôle de goût dans la bouche. Ce n’est pas que c’était forcément désagréable, mais ça me faisait souvenir le goût du sperme. Oui... ce goût là, particulier, légèrement salé. Mais seulement, ça fait plus d’un mois que je n’ai pas eu le loisir de “goûter la chose”. Ça me manque, c’est sûr... mais au point d’en imaginer le goût dans la bouche... c’était assez inattendu. J’avais du boulot... j’ai passé ça à l’as. Le lendemain matin, j’avais encore ce goût dans la bouche... mais aussi une légère sensation entre mes fesses, de la même manière que lorsqu’un sexe a pénétré mon intimité... et surtout un sexe de bonne taille. Je commençais à me demander si je n’étais pas somnambule... et que la nuit, au lieu de dormir tranquillement, je n’allais pas dans les bois... là... dans ce coin quelque peu... interlope et me faire défoncer par de grands et beaux mâles en rut.[1] J’avais encore beaucoup à faire sur une prochaine édition de “Justine” de Sade. Je n’y pensais plus de la journée. Mercredi matin, ça “empira”, si j’ose dire... ou plutôt il y avait des éléments cette fois plus probants que ce goût dans la bouche et cette sensation d’avoir été la proie d’un chibre de belle proportion. Il s’était passé quelque chose de plus... mes cuisses étaient toutes trempées d’un liquide qui avait “fui” de mon anus... de la même manière que ça arrive... quand ça doit arriver. “Je dois faire des rêves érotiques assez réalistes” me suis-je dit. Bon... c’était pas forcément désagréable et j’avais encore bien du travail devant moi. C’est jeudi matin qu’il y a eu quelque chose de bizarre. Crocrodiel, la peluche non-binaire de 1m76 qui partage mon lit pour me soutenir dans ma solitude sentimentale était collée à moi, dans mon dos, quand je me suis réveillé. Je n’y ai pas prêté plus attention, mais ça m’avait un peu surpris. J’avais encore les stigmates d’une “nuit d’amour”... sans pouvoir savoir : avec qui ? Je devais rencontrer l’un de mes auteurs à midi... j’oubliai cet “incident”. Mais vendredi matin, là, ce fut vraiment énorme, si j’ose dire. Je me suis réveillé en pleine nuit, parce que je sentais un sexe très épais et long me pénétrer avec, il faut le dire, une aimable gentillesse, et deux mains sur mes tétons, en train de les titiller comme j’aime tant. En fait j’étais presque en train de jouir. Quand je m’aperçus que c’était... Crocrodiel qui me baisait ainsi. Je me retournai, j’allais me fâcher... parce que bon quand même... c’est plus gentil de demander avant d’entrer ! Mais il me mit un doigt en travers de mes lèvres en me faisant signe de ne rien dire, tout en continuant à aller et venir en moi. Il m’a fait jouir comme une folle. Et depuis, je vis le parfait amour avec... Crocrodiel, mon amant en peluche. Épinac, le 24 juin 2022 1- On peut rêver non ? NdA

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