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LE FOSSÉ D'HASTINGS
un roman épique
TREIZIÈME TRIADE
Chant XXXVII
Lors que l’an 1100 arrive, et à sa moitié passée,
Guillaume d’Aspatria et son frère Huguelin,
Sont en retour de Terre Sainte, tout entiers.
Huguelin dit son revoir à son cadet,
Il reste en Normandie pour sa charge, banneret,
Guillaume, quelques quinze jours après,
Arrivant en son domaine de baron,
C’est Mahwyn, en pleurs, qui se jette à lui,
Tant amoureuse, elle baise son gant.
« Allons, ma mie, cette fois, promesse remplie,
J’accomplis l’autre, d’envers vous je fus engagé.
Nous allons donc sans attendre, unir,
Partager nos vies en tout et par l’amour,
Nous construirons ici un havre à tous. »
Tant dit, ci fait, il attend pour cela,
Voulant faire geste d’amitié au peuple,
En 13 janvier, jour aimé d’Aspatria,
La Saint Kentigern, qui cette année-là
Un vendredi[1] se trouve, jour de pénitence,
De mémoire de la Passion de notre Christ.
Il se marie avec la fille que nul ne sait d’être.
Mahwyn, radieuse dans une longue robe,
Un vêtement qu’elle a fait d'elle-même,
Longue robe chaude autant qu’hiver est froid,
Elle en choisit la couleur, ocre pour l’ensemble,
Et pointes de blanc aux poignets et cœur,
Sur la tête, un fichu pourpre aux fils d’or.
Le prieur, ami de la famille depuis tant,
Leofric de Cumbria, qui fut confesseur d’Éloi,
Est en ce jour de sacrement, l’envoyé de Dieu,
Il sort de coffret, deux bagues simples assez,
Et les glisse délicatement aux époux pour serment.
Chant XXXVIII
En cette même année de gaieté, la tristesse s’abattit,
Le roi, Guillaume le Deuxième,
Le propre fils du Conquérant, meurt,
Plus tard, Orderic Vital écrit :
“Le roi Guillaume, surnommé le Roux,
S’adonnait à la chasse dans la New Forest,
Et dans cette même forêt il fut frappé mortellement
Par une flèche. Beaucoup pensent cependant
Que Dieu a puni ce crime par sa colère,
Pour montrer la vanité de son orgueil royal.
Et de tout le royaume s’éleva un grand deuil.”[2]
De ce moment, il y a moult querelles,
D’abord la rapidité qui surprit tout le monde.
Trois jours après la mort de Guillaume,
Henri est couronné à Westminster.
Ensuite c’est son frère qui lui conteste le titre,
Toujours jaloux de sa part, Robert de Normandie,
Il conteste d'Henri la couronne d'Angleterre,
Il est l’aîné, mais Henri refuse.
Cependant ceux-là s’accordent en traité l’an d’après.
Mais Anselme aussi, têtu aux prérogatives papales,
Continue de s’opposer au roi nouveau.
Il repart, exilé, à Rome encore.
Robert tient le duché de Normandie,
Mais Henri, considérant son royaume acquis,
Ne se le tient pas pour dit à son aîné,
Il lui prendra le duché de Normandie !
Ce qui est fait par conflit fratricide,
1106 en bataille de Tinchebray,
Robert, retranché en le palais comtal du Mans,
Est capturé, lui et ses partisans, par Henri,
Mis en geôle, Robert y reste 28 ans, jusqu’à trépasser.
Chant XXXIX
12 mai 1102, Guillaume d’Aspatria,
Remercie Mahwyn de lui donner un fils,
Richard, descendant de sa destinée en Angleterre.
Ayant suivi son roi à Tinchebray
Et donné force gages de fidélité,
Henri quiert du baron de le servir en paix.
Suivant la demande du roi d'aboucher les scots,
Le 22 avril 1108, il va par route,
Accompagné de peu de gens, par confiance,
Jusqu’à Canonbie, en terre de Scotia,
Mais non loin d’Angleterre.
Il délivre au roi des scots le message suivant :
« Mon maître, Henri, m’a autorisé
À vous reconnaître titre de roi,
Il ne souhaite point de confrontation,
Au contraire, et sans traité formel,
Vous souhaiter tout bien, tout honneur,
Quand bien même il y a chevauchées,
Qu’il sait dont vous n’êtes point. »
Alexandre 1er d’Écosse, saisit par la langue,
Sourit aimablement, réfléchi d’abord, puis,
« Je suis fort aise du respect de votre roi,
J’ai moi-même, fortes noises à régler.
Aussi, je ferai mon possible,
Afin que l’un l’autre soit en son droit
Sans excepter le respect, il va ainsi. »
Guillaume, qui plaît beaucoup,
De par son maintien et parlure,
Gagne le respect du roi et de bien d’autres,
Ainsi, par les voies du Seigneur, il croise Eochaid,
L'ami de son père dont tant lui parla,
Tous deux font connaissance et deviennent amis,
« Ainsi de père en fils, l'amitié continue,
Et je suis bien aise de cela » dit Eochaid joyeux.
[1] Le vendredi 13, à cette époque, n’a pas la même signification.
[2] Traduction exacte du texte d’Orderic Vital, écrit bien plus tard, vers 1120-1130).
lundi 16 février 2026, “Le fossé d’Hastings” 14ème triade chants 40 à 42.