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LE FOSSÉ D'HASTINGS
un roman épique

VINGT SEPTIÈME TRIADE
Chant LXXIX

Cette année si triste pour la baronnie,
Finie en nouvelle de grand chagrin à tous,
Tant la parentèle que le commun,
Par la mort du baron Henry, tant aimé,
Ce 11 du mois de décembre 1171, si froid.
Aodh Fenwalker ne fut pas le dernier
Par la tristesse, baisant la main froide,
Il écrit, en hommage à son protecteur,
“Quand Dieu rappela à lui son fidèle
Qu’en deuil fut partout, tant en manoir
Qu’en les rues du bourg, tendues de noir,
Quand lors, tous pleurent triste nouvelle.
Marchant droit, bon serviteur des Cieux,
Servant sans orgueil, allant avec droiture.
Vivant bon Pasteur, veillant sa clôture,
Gardant son cœur même aux envieux.
Priez, bons chrétiens, en ce jour de malheur
Pensez au Christ et les saints, en son séjour
Louez sa vie de paix, justice et amour
Fêtez son éternité, il est heureux, sans pleurs.”
« C’est beau poème, cher ménestrel,
Mon époux vous aimait, je vous garderai,
Et si le roi le veut bien, en son nom continuerai,
Jusqu’à majorité de William,
Qui de ses dix années sur notre Terre,
Puisse un jour reprendre tout. »
C’est en février 1172 qu’Isabel,
Par décision royale reçut message,
“Dame Isabel d’Aspatria,
Par notre volonté royale, soyez tutrice,
Pour William, les terres d’Aspatria et habitants.
Recevez mes chrétiennes pensées,
Avant d’être mieux informée par suite.
Votre roi, très chagriné de cette disparition.”


Chant LXXX

1173 et l’année qui suit, sont années si tristes,
Grands mouvements et désastres Scots.
Fort heureusement, par souvenir du baron,
Si tant agréable à ses voisins,
On ne compte que deux fermes brûlées.
Les quelques soldats après soûlerie,
Qui en sont les horribles commettants,
Lors qu’ils sont pris en leur pillage,
Le capitaine Domnall mac Fergus,
Demande à la tutrice de ces terres,
« Dame Isabel d’Aspatria, c’est à vous
Que revient choix du supplice ».
L’Histoire veut qu’Isabel en pitié,
Des uns des autres et de son âme, répond,
« Qu’on les flagelle, mais point trop durement,
C’est temps fort triste que Dieu nous impose. »
Le capitaine Scot, ayant pensé les occire, obéit,
Ils sont châtiés par le fouet de leur capitaine.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là,
Et le militaire, tant troublé de la belle âme,
Sera de la suite en cette épopée.
À la fin de 1774, en mois de décembre,
En Falaise, traité est signé, donnant Scotia
Au Roi d’Angleterre, à grand dam,
Des valeureux Scots, de ce qu’ils prennent
Pour “ignominieux traité” les liant sur papier,
Pour jamais au royaume anglais.
Peu de temps attendit Domnall le Scot
Pour entamer cour auprès d’Isabel.
Le roi, mis au courant par son “bout d’œil”,
En est d’abord fort offusqué,
Mais trois ans passent et 1177 arrive,
Renverse de la diplomatie, il voit
Cette union comme un signe divin de paix.


Chant LXXXI

“Au jour de la fête de saint Patrick,
Dont le prieuré d’Aspatria garde patronage,
Nous décidons que Dame Isabel d’Aspatria
Pourra s’unir à Domnall mac Fergus, Escot.
Que cette union se fasse sous notre autorité
En loyauté envers notre couronne,
Pour que paix demeurent en nos marches.
Nous souhaitons à Dame Isabel prospérité
De sa sage conduite qu'elle fit déjà
Et maintenant avec aide de son valeureux époux,
En le souvenir constant de la faveur
Que nous lui accordons par ces mots.
Donné sous notre main et sceau, ce jour.
Henry II, Roi d’Angleterre, seigneur des Scots.”
Le beau mariage, en chapelle Saint-Cuthbert,
Comme il en est ja tradition,
Reçoit fortes exclamations de joies,
Le jeune William, lui-même,
En ses quatorze années en est ému
Tant il aime sa mère et désormais,
Le doux Scot qui en son premier geste,
A honoré la tombe de son père, Henry.
C’est le 24 du mois d’avril 1179,
Lors que Domnall, avec le jeune William,
Va en région de Wallie, encontrer
Rhys ap Gruffydd, prince de Deheubarth,
Afin de dénouer en affaire grave,
Crimes odieux perpétrés autour
De la cité de Carmarthen
Par quelques soldats anglais déserteurs,
Que William s’éprend d’une jeune damoiselle,
Gwerfyl, fille d’un chevalier du prince,
Einion ap Owain ayant fief en Carmarthen.
Par ce bel élan, Henry “Gobber” peut écrire que
Le fossé d’Hastings en est que plus reculé.


lundi 6 avril 2026, “Le fossé d’Hastings” 28ème triade chants 82 à 84.