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LE FOSSÉ D'HASTINGS
un roman épique
DOUZIÈME TRIADE
Chant XXXIV
Dès mars 1095, le conflit qui bouillonnait ja,
Entre Anselme de Cantorbéry et son roi,
Éclate au grand jour par conflit d’autorité.
Le 22 février, le lundi, pour bien marquer,
Affirmer son autorité, Guillaume ouvre Concile
En Rockingham, sa propriété.
En grand’salle, il accuse Anselme,
Devant ses pairs, de ne point se soumettre à Lui,
Et de ne vouloir en référer qu’au Pape.
Ainsi d’ailleurs, celui-ci fait l’Histoire,
Le 27 novembre de cette année-là,
Au concile de Clermont, à sa clôture,
Urbain II, certainement en manœuvre, dit :
« Ô race des Francs, peuple aimé de Dieu,
Un récit affreux nous est souvent parvenu.
Une nation venue de Perse, race maudite,
A envahi les terres chrétiennes,
Détruisant les lieux et les personnes.
Ô vaillants soldats, ne dégénérez pas,
La sépulture de notre Seigneur est souillée,
Par de trop nombreuses mains impures.
Que la haine cesse entre vous,
Entrez sur la route du saint-Sépulcre,
Portez le signe du Seigneur au front,
Et par votre devoir accompli, vous obéirez à Dieu. »[1]
Le pape répète même commandement
Tant et tant que les pieux ne peuvent qu’obéir,
Éloi et ses fils, Huguelin et Guillaume, d’abord.
C’est un temps de grande ferveur qui vient,
Mais aussi un temps de frayeurs,
De massacres, par haineux et fols.
Chant XXXV
Si certains ont par chants, laissés accroire,
Que c’est en 15 d’août 1095 que le départ,
D’en croisade Sainte fut ainsi décidé,
Il n’en est bien rien, il faut prendre temps.
Ainsi, Éloi, obéissant comme tant preux,
En croisade se prépare, réunissant chevaliers,
Bons prieurs, de par sa connaissance,
Afin, comme il dit lui-même :
« Ne pas répandre la haine, mais l’amour de Christ,
Et tel qu’Il l’aurait souhaité, par foi et douceurs. »
Mais Éloi ne part en Terre Sainte, d'un coup il meurt,
Son cœur faibli lâche, ce 4 novembre 1095.
Guillaume, fort heureux d’avoir été formé,
Apprenti appliqué à s'instruire de son père,
Guillaume, devient par le Roi et Dieu,
Baron d’Aspatria, son aîné lui devant hommage ainsi.
Huguelin, Chevalier banneret de Fontaine-Haute,
Qui tant aime son cadet, lui rend l’hommage
Avec ferveur et sincérité appliquée.
C’est en 1096 qu’ils partent, botte à botte,
En croisade, à la suite de Robert Curthose,
Car si le Roi d’Angleterre s’abstient,
Ce n’est pas le cas du Duc de Normandie.
Ils traversent le Bosphore à la fin de l’année,
S’ensuit sièges et prises, comme Nicée,
Antioche avant que sous les murs,
La muraille aimée, de Jérusalem,
Tous n’arrivent, Guillaume à peine blessé,
Et son aîné, Huguelin en parfaite santé.
Il y a moult échauffourées devant la ville Sainte,
Puis prise et organisée par Godfrey de Bouillon.
Un matin, Robert, en comité restreint, dit :
« Bien, il suffit, la cité du Christ est sauvée,
Nous repartons pour notre Normandie. »
Chant XXXVI
Durant le temps de la croisade,
Guillaume II s’agite, voulant du Vexin,
Il attaque ainsi en champ de guerre,
Demandant au roi Philippe de France,
Les cités de Chaumont, Pontoise et Mantes.
Guillaume II avance ses pions et prend villes.
Neaufles et Gisors dont il charge
En construction d’un château nouveau,
Robert II, comte de Shrewsbury.
Cependant qu’on rapporte grande frayeur,
L’antépénultième jour de 1097,
Drap de couleurs mouvantes dans le ciel de nuit
Et force agitation de la terre,
Tant, que fait panique parmi les Francs.
Guillaume II continuant ses entreprises,
Est repoussé par Élie de la Flèche,
Par suite, ce dernier est emprisonné,
Guillaume II marchant sur Le Mans
De force troupes en guerre équipées.
Mais un accord d’avec le Comte d’Anjou,
De par son ambassade, paix est retrouvée,
Cependant que Guillaume II refuse,
Par grand aheurtement, de reconnaître
Au comte de la Flèche, son titre.
Il est heureux, qu’à Aspatria
En ignorance on soit de ces navrements,
Bertran, qui vieillit avec sa belle,
La douce et aimée Ælfwyn, voient croître,
Se multiplier leurs enfantelets.
Et l’oubliée, Mahwyn qui se ronge les sangs
Attendant le retour de son roi, à elle.
Guillaume, dont elle attend d’être,
Enfin, consacrée devant Dieu, son épouse.
[1] Transcrit et résumé du texte de Robert le Moine, écrit en 1120.
vendredi 13 février 2026, “Le fossé d’Hastings” 13ème triade chants 37 à 39.