1936, une expérience d'époque
Histoire
Extrait
“[...] extrait de “Le libertaire” du 1er mai 1936 :
“À BIENTÔT
LES AFFAIRES SÉRIEUSES
La victoire électorale du Front populaire ne fait donc désormais plus de doute. Et voilà nos gens des partis victorieux dans l’enthousiasme. Tout au moins les communistes, qui s’avèrent, comme il était facile de le prévoir, les grands bénéficiaires de l’opération. Leur jubilation est intense et même un peu insolente pour leurs “frères” socialistes qui, en bien des endroits, font les frais de leur victoire. Quant aux radicaux et autres néos, le glissement vers la gauche de ce qu’on appelle le corps électoral n’arrive pas à dissimuler leur recul d’influence. Il était naturel que nombre de petits rentiers, de petits bourgeois de toute sorte, dégoûtés des faillites successives du parti radical qui fut pendant cinquante années leur parti de classe, il était naturel qu’ils allassent maintenant vers le parti qui affirme leur meilleur défenseur, le parti communiste. Et si celui-ci a fait en avant un bond aussi net, c’est précisément parce qu’il a sacrifié à la défense de ces éléments non-prolétaires les revendications véritablement révolutionnaires de la classe ouvrière.
Nous voulons limiter à ces seules considérations les commentaires de cette “victoire” électorale.
Il y a pour nous autre chose. [...]”
“À BIENTÔT
LES AFFAIRES SÉRIEUSES
La victoire électorale du Front populaire ne fait donc désormais plus de doute. Et voilà nos gens des partis victorieux dans l’enthousiasme. Tout au moins les communistes, qui s’avèrent, comme il était facile de le prévoir, les grands bénéficiaires de l’opération. Leur jubilation est intense et même un peu insolente pour leurs “frères” socialistes qui, en bien des endroits, font les frais de leur victoire. Quant aux radicaux et autres néos, le glissement vers la gauche de ce qu’on appelle le corps électoral n’arrive pas à dissimuler leur recul d’influence. Il était naturel que nombre de petits rentiers, de petits bourgeois de toute sorte, dégoûtés des faillites successives du parti radical qui fut pendant cinquante années leur parti de classe, il était naturel qu’ils allassent maintenant vers le parti qui affirme leur meilleur défenseur, le parti communiste. Et si celui-ci a fait en avant un bond aussi net, c’est précisément parce qu’il a sacrifié à la défense de ces éléments non-prolétaires les revendications véritablement révolutionnaires de la classe ouvrière.
Nous voulons limiter à ces seules considérations les commentaires de cette “victoire” électorale.
Il y a pour nous autre chose. [...]”