ÉCRITS D’AMOUR
ET DU DÉSIR

Énis

136 pages - format poche

Florilège de poèmes et de nouvelles. Sorte d’étude sentimentale avec comme toile de fond : le désir, l’amour, le sexe, l’attente. Poésies à caractère homosexuel, pour adulte prévenu.

BAISSE TON FROC SALOPE On arrive dans un bar “chaud”. Il me glisse à l’oreille un mot, Une tape sur la fesse : On monte sans presse. Arrivé à l’étage enfin ; De moi je vois qu’il a faim. Il me colle contre un mur, Et doucement me murmure : “Baisse ton froc salope”. L’instant, assez interlope... Je m’exécute. Et mon ventre Au mur, sa bite me rentre. Je gémis déjà comme chatte : Et allant venant sans hâte, Il me fait jouir et je mouille. Bien pleines sont ses couilles ! Dans un silence assourdissant, Il éjacule en moi, éblouissant. Ensemble nous frémissons : Beau couple de polissons ! PENSÉE ÉROTIQUE J’aime tes mains, Sur le chemin D’un gros câlin ; Mon beau félin. Là tu bandes : J’en redemande ! Et de ma langue, Te laisse exsangue. Nouvelle I UN P’TIT COUP RAPIDE C’était un dimanche après-midi. Il faisait beau et chaud ; et il est arrivé. Un grand mec, assez baraqué, short et t-shirt d’où sortait des poils noirs et frisés. Une gueule souriante et très masculine. — C’est toi Denis ? me demande-t-il. — Oui monsieur, fis-je, souriant. — J’ai vu ton annonce sur SMBoy. Je commençais à rougir un brin, me demandant déjà si j’avais envie de lui. — Tu m’fais visiter ? — Oui, si vous voulez. Accompagnant l’action à la parole, je commençais la visite par ma librairie, lui expliquant comment et pourquoi je travaille. Il se collait un peu à moi, dans mon dos. Je commençais à être un peu émoustillé par la situation. C’était la première fois qu’un visiteur se comportait ainsi. Loin de le repousser, et sans faire trop “ma salope”, je continuais en l’invitant à visiter la pièce du Centre LGBT. — Ah oui, sympa l’endroit, me dit-il enjoué. Il mit sa grosse paluche sur mon épaule tout en se collant cette fois totalement à moi. Je sentais son sexe contre mes fesses. Là j’avoue, je me suis laissé aller. Je collais mon dos encore plus contre lui. Il me retourna assez brusquement et en mettant son autre main sur ma tête, il m’obligea à me mettre à genoux devant lui. — Caresse ma bosse avec ta langue, m’intima-t-il alors. Je m’exécutais... ça me rappelait des souvenirs de backroom, du temps où je batifolais à Paris. Lécher un pantalon n’est pas forcément agréable en soi, mais c’est, si j’ose dire, une mise en bouche précédant la suite. Je m’appliquais. Il ouvrit sa braguette, et sans un autre mot, me fourra sa queue dans la gueule. Je n’attendais que ça et mon désir était exacerbé de mon célibat forcé, depuis que je m’étais rétamé dans ma dernière histoire d’amour. J’engloutis son chibre, jouant de ma langue sur la hampe épaisse. Allant et venant, arythmique, baisant le bout de son gland et reprenant la succion. — T’es une bonne salope dis donc ? Je sortis sa queue... on ne parle pas la bouche pleine ! — Merci monsieur. Il me gifla assez fort. — Ta gueule et suce ! Un peu vexé, je repris mon ouvrage en me rappelant que la vexation fait partie du “jeu” de ce type de relation. J’étais bien tombé, si j’ose sur ce mec. Sa queue était vraiment agréable. — Tu bois ? Cette fois je lui répondis en agitant la tête doucement de bas en haut. Il me prit par les oreilles, me faisant stopper la pipe. Il enfonça sa queue, et il commença à pisser dans ma gorge. Une fois fini, il remit son sexe en place. Me prit par une oreille pour me faire relever. Il me roula un patin d’enfer, très viril. Très excitant. — Je reviendrai te voir ma salope. Je souriais un peu bêtement. — Avec plaisir... monsieur. Il est reparti, me laissant ce souvenir impérissable. CONJUGAISON Ta main sur ma cuisse, Pour que tu puisses Toujours savoir : Conjuguer m’avoir. OUVERTURE Mon amour je te sucerai : Par ma bouche t’emmènerais, À toujours approfondir : Sans rien t’interdire ! Nouvelle II SERVICE DE GROUPE Il avait plu le matin, et en ce début d’après-midi ensoleillé, je profitais de mon jardin... sous le prunier. Cigare, livre et un p’tit verre de rouge, un petit temps de langueur. Quand trois mecs sont arrivés. Je me suis levé pour les accueillir. — Bonjour messieurs. — Salut, c’est sympa chez vous. — Merci. — On peut boire ? — Mais bien sûr. Vous désirez ? Ils se concertent rapidement. — Trois bières. — C’est de la “sans alcool”, mais elle très bonne, c’est de la Kronembourg. — Ça ira... mais tu prendras bien un verre avec nous ? Le tutoiement ne me gêne jamais, ça rend les rapports plus “proches”, moins formels. — Merci c’est sympa, ben... j’vais [...]

livre de poésies et de textes érotiques gay pour adultes avec des nouvelles BDSM